Et pourtant, tout avait si bien commencé !


Vérité en deçà du plomb du Cantal, mensonges au delà ?

"On nous cache tout, on nous dit rien

Plus on apprend plus on ne sait rien
On nous informe vraiment sur rien"*

*(paroles de Jacques Lanzman musique de Jacques Dutronc)

Et c'est pas avec les Internets que ça va s'arranger ! 

Heureusement Testu, est là pour vous informer. Démonstration fiction par l'absurde. 

Ah mes amis, ne venez pas dans le Cantal ! Ici, la guerre civile vient de commencer, qui ne va pas tarder d’embraser la France et jeter à bas notre République et ses belles valeurs.

Au festival de théâtre de rue, tout avait pourtant bien commencé. La tradition (respectée), voulait que nous eussions une nouvelle routine, couplée à l’inévitable et pittoresque présence des punks à chiens. Il y eut autrefois des échassiers déguisés en fantômes, des gros nounours gentils, des cracheurs et jongleurs de feu et tant d’autres encore. Au fil des ans, tous se sont gentiment succédé, depuis la création du «Festival international de théâtre de rue d’Aurillac», que le monde nous envie.

Cette année, la mode était aux hommes «qui assument leur féminité», en jupe et corsage à frou-frou et aux femmes «qui assument leur pilosité», en marcel et Doc Martens. Rien de méchant à cela et une ambiance qui s’annonçait bon enfant : Vive la fête non genrée et la liberté de la touffe.

Las, sous l’esprit libertaire, couvait la politique dans ce qu’elle a de plus destructeur. La première alerte, dont la mairie socialo-communiste n’a pas voulu prendre la mesure, est venue en 2023, des seins (de femmes), portés nus dans la rue, assortis de revendications féministes de bon aloi, du type : «ôtez donc vos regards cochons de mes tétons», ou encore, «la nudité n’est pas sexuelle». Ces postulats valurent pourtant l’interpellation d’une festivalière prénommée Marina, qui marchait fièrement torse nu au soleil de la rue (comme un homme, après tout) et sans, dit-elle, vouloir provoquer quiconque. Interpellée par la police municipale, amenée au commissariat, elle y écopa d’une amende. Suivit une petite émeute (en journée). L’échauffourée trouvant son apothéose dans le tribunal, que quelques prémédités tentèrent d’incendier, après en avoir forcé les portes.

Mais ceci n’est rien, comparé à la dégénérescence de l’édition 2025.

Aurillac aujourd’hui est à feu et à sang ! Au prétexte que les forces de l’ordre aurait tenté d’arrêter un tagueur à « l’oeuvre » contre un mur de banque, une horde d’islamo-gauchistes, mêlée aux gentils festivaliers, a pris d’assaut la cité (nuitamment cette fois), provoquant force dégâts matériels, pillant, tuant nos frères et sœurs chrétiens, égorgeant nos fils, nos compagnes, violant indistinctement hommes, femmes, ou bêtes, tant ces butors, sont affamés de stupre et de luxure.

Seul l’aéroport est resté en état de fonctionner, l’arrivée attendue dans la semaine, du jet blindé d’Abou Merluchon (le chef des barbares), en est sûrement la cause. Ce factieux pourra de visu constater le résultat de sa politique électoraliste et encourager ses troupes, qui n’en ont hélas pas besoin, puisqu’elles ne respectent rien. Les églises ? Profanées ! L’humain ? Renié ! La liberté ? Sous la botte !

Par ailleurs, les séides ruinent le commerce, l’industrie, les équipements. C’est pitié en ces périodes caniculaires, de voir l’eau potable jaillir de canalisations éventrées et les champs de seigle en flamme, alentour. Les larmes des exploitants agricoles, ne suffisent plus pour contenir l’incendie, privés qu’ils sont de leurs méga bassines par l’internationale de l’écologie punitive.

Les rats prennent possession des territoires. Leurs déjections infectent et souillent tout. Les égouts se déversant dans les sources, propagent maintenant le choléra, ajoutant mort et misère aux tristes massacrés.

Malgré tout son bon sens, notre médecin de campagne a trépassé. Victime du devoir et d’une diarrhée purulente. Entre deux spasmes nauséabonds, il m’a dit soupçonner plusieurs cas de peste, ce qui ne m’étonne guère.

La municipalité socialo-communiste en poste (depuis bien trop longtemps) et qui, par son laxisme a encouragé voire, n’ayons pas peur des mots, provoqué l’émeute, s’est barricadée en les murs du Castel de Saint-Étienne, sur les hauteurs de la ville. Il faut savoir qu’elle en avait (avec l’argent de nos impôts), rénové les portes d’acier, le pont levis et les mâchicoulis.

Je doute cependant que les murs résistent longtemps au siège, auquel les soumettent des nuées de barbares drogués, ivres de méchanceté et de brutalité. Après tout, ce n’est que justice. Il est temps finalement, que ces pouacres incompétents, payent le prix de leur incessante gabegie, de leur incurie, de leur inconséquence. Figurez vous, mes amis, que les lâches ont refusé l’accès de la forteresse, au pauvre président du département fort marri. Il a dû réquisitionner l’hélicoptère (généreusement loué et alloué au transport des blessés, par notre bon maître président de région), pour s’enfuir. Le pilote n’est pas revenu de l’escapade.

La préfecture, pour l’instant, reste aux mains de l’armée et tient bon (ceinte de cadavres des morts vivants, abattus par la soldatesque). Dans la pièce de sécurité, le Préfet et son État major, discutent des plans et mesures à prendre, quant à leur prochaine évacuation.

Le Conseil départemental est en flammes. Quand on pense à tout l’argent public dépensé pour refaire l’isolation et la façade de cette passoire thermique, si moche et si peu fonctionnelle. Avec ses espaces perdus, sa prétentieuse agora, ses étages peuplés de bureaux riquiquis, surchauffés l’été, glacés l’hiver. Office dans lequel s’ennuyaient des centaines de fonctionnaires (hormis ceux, cadres et hors cadre nommées là par la volonté d’un ancien prince consort, dont il court la rumeur qu’il s’est ainsi, fait pardonner ses turpitudes). Tout ce bel argent, qui ne fut ni aux collèges, ni au goudron de la route, ni même à l’hôpital, part en fumée. C’est affreux.

Il y a encore ici ou là, quelques courageux, dont un téméraire, débarqué en couple, pour faire dans le département, carrière politique sur, a t-il affirmé texto « le marché de la laïcité ». Mais l’antienne a changé depuis. Ce héraut, derrière son clavier, chante aujourd’hui sur les internets, l’air des «je vous l’avez bien dit», «la gabegie socialiste», «le laxisme», «nos impôts gaspillés», «les hordes islamo-gauchistes à nos portes», «notre belle ville souillée», «nos paysans qui nourrissent la France», «notre terre qui dit vrai», j’en passe et des meilleurs.

Il a raison cet homme qui, dans ses «posts» assassins rédigés à toute heure, par je l’espère, une intelligence artificielle, dont le bougre semble devoir user (sinon je me demande ce qu’il fait de son temps de travail, payé par nos impôts, lui, le chantre des dépenses publiques maîtrisées). Il a raison dis-je, de communiquer pour effrayer le bon peuple et réclamer plus d’Ordre. Il a raison de construire opportunément sa carrière future, sur des faits divers sordides et des trains qui n’arriveront jamais à l’heure. Il a raison d’espérer. Point de salut hors lui et ses amis, dont l’un dit de moi que «les c.o.n.s, ça ose tout, que c’est même à ça qu’on les reconnaît et que certains volent en escadrilles» (étalant dans l’injure, la pauvreté de sa pensée, plagiée du grand Michel Audiard). C’est sûr, cher monsieur que j’en suis un, de c.o.n et non des moindres. Je vous croise d’ailleurs dans le néant de vos cieux, en traversant à toute vitesse le vide intersidéral, qui vous tient lieu de réflexion. Nonobstant, comme on est toujours le c.o.n de quelqu’un, il me faut bien reconnaître que l’être de vous, dans les temps tristes qui s’annoncent, me serait plutôt un certificat d’honorabilité.

Quand à l’homme raisonnable, l’obscur ambitieux qui derrière son écran sait tout, il m’accuse de n’être pas « heureusement » (sic), journaliste. C’est vrai, heureusement, que je ne le suis pas. Sinon, pris dans le filet judéo-maçonnique du complot de l’information, je n’aurai rien pu dire de ces terribles évènements, dont ni lui, ni ses trolls, ni son épouse, ni sa famille n’ose parler. Je suis libre (pour l’instant) et c’est au péril de ma vie que je vous informe, depuis mon terrier dans une cave voûtée.

D’autres s’expriment. La droite aurillacoise d’opposition (pas l’extrême, dont je me demande combien d’infiltrés en chemise brune, ont participé parmi les « black-blocs » à la mise à feu de cette révolution qui les sert), la droite donc, bon teint, qui n’a pas eu accès au Castel, dit son opposition indignée, par la voix de la duchesse Marie-Jeanne de l’Ortie (une femme piquante). Elle se met en scène, l’air grave sur les réseaux pseudo sociaux pour y jurer, qu’au vu des exactions commises (et dont elle n’est pas dupe, puisqu’elle aussi l’avait bien dit) et bien, en rétorsion, elle n’ira pas au cocktail boire le champagne de la honte, payé par nos impôts. Mais, ma pauvre dame, il n’y a plus de cocktail, plus de toast, plus de champagne. C’est l’émeute, la guerre civile ! Tu crois quoi ?

Passons sur, comme dirait l’autre, ces détails de l’histoire. Je suis retranché dans ma pauvre chaumine, dont j’ai par précaution incendié les abords, créant ainsi l’illusion qu’il n’y a plus rien à prendre. Si le déferlement maudit arrive jusqu’à moi, il ne me restera plus qu’a vendre chèrement ma vie. J’ai sorti de sa housse le vieux fusil du tonton et me suis attelé à fabriquer de la poudre noire avec le salpêtre gratté sur les murs. En chargeant les cartouches (sans le mode d’emploi des anciennes machines infernales), j’ai mal dosé le tassage de la poudre, qui, en pleine manipulation n’a certes pas explosée, mais s’est enflammée spontanément me brûlant cruellement le médius. Maintenu dans un bandage, fait de vieux chiffons, il est maintenant dressé en permanence (à mon corps défendant), tel un grossier symbole, à l'intention des mal comprenant. J’ai appris dans l’expérience (à toute chose malheur est bon), que j’avais aussi mal évalué les dosages entre nitre, souffre et charbon. J’ai donc sur le métier et au fond du pilon, remis mon dangereux ouvrage et pense avoir réussi un mélange ad-hoc.

Si les canons du vieux 16 « à chiens » n’explosent pas sous la charge, j’envisage sérieusement de défendre ma position à coup de chevrotines. A cette heure, ma femme en pleurs tricote un gilet pare-balle, avec la laine de nos moutons, renforcée de fil de fer barbelé et de caoutchouc découpé dans de vieux pneus.

Avec ça, je suis paré.

Quoiqu’il advienne, je partirais en paix. Le prêtre de la paroisse, en route sur le chemin de Saint-Flour (d’où il compte, avec d’autres saint-hommes et quelques moniales, tenir la cathédrale), m’a donné en passant, l’absolution vite fait. Je ne crains donc plus rien, sur la terre comme au ciel.

J’ai quelques provisions de bouche, des pâtés du gibier offert par les généreux et si gentils chasseurs (dont promis je ne me moquerai plus), quelques bocaux de haricots (du jardin), des blettes confites, des cornichons, un bout de lard, une boite de compote de pommes (bio), deux bocaux de « jambonneaux » et deux comprimés d’aspirine des usines du Rhône, pour soulager mes blessures éventuelles. Je garde sur moi un yaourt avarié, pour me suicider, si les choses tournaient vraiment mal. Aujourd’hui, plus que d’eau (car je m’abreuve en léchant l’humidité qui sourd des murs de la cave), je commence à manquer de patates. Les temps sont durs.

Je ne sais pas si je m’en sortirais. Ni au prix de quelles compromissions. Ni dans quel espace carcéral d’extrême droite ou gauche. Au cas où le pire adviendrait, adieu mes amis. Sachez que je vous aime et que je n’oublie aucun des moments passés, dans la douceur de votre affection.

Quand libres encore, nous étions.

Serge Menini


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